L'observateur FO ACC de l'auto N°1

16 septembre 2025


L’observateur FO ACC de l’auto

LE MONDE AUTOMOBILE Édition SpĂ©ciale – 16 septembre 2025

Bruges, le 16 septembre 2025 – Nous allons essayer dorĂ©navant de vous informer de l’analyse Ă©conomique que FO au travers de son groupe de travail des mĂ©tiers de l’automobile porte. Une fois par mois, les DSG (DĂ©lĂ©guĂ©s Syndicaux Groupes) des grands groupes liĂ©s Ă  l’automobile en France (Stellantis, Renault, Iveco, ValĂ©o, etc
) se rĂ©unissent et dĂ©battent avec un maitre de confĂ©rences spĂ©cialisĂ© dans le domaine. Nous dĂ©marrons la restitution par un rapport Ă©crit. Si la demande se fait sentir, nous essaierons de passer en mode vidĂ©o. 
Le 12 décembre 2025 nous avons mis en lumiÚre les défis colossaux auxquels est confrontée l'industrie automobile européenne. Entre le débat sur la dette publique, les changements d'actionnariat majeurs et l'absence criante de vision stratégique chez certains géants, l'avenir du secteur semble plus incertain que jamais.
Nous allons donc au travers de ces publications essayer de vous montrer notre point de vue de la situation Ă©conomique et stratĂ©gique de la filiĂšre automobile. Ces rĂ©flexions n’ont aucun parti pris mais sont plus basĂ©e sur une analyse Ă©conomique ainsi qu’une vision rĂ©elle de ce que les reprĂ©sentants syndicaux ressentent au travers de leurs entreprises.

L’édito

À la croisĂ©e des chemins, mais pas sans voix.


L’industrie automobile europĂ©enne traverse une zone de turbulences sans prĂ©cĂ©dent. DerriĂšre les chiffres, les plans stratĂ©giques et les discours d’actionnaires, ce sont des milliers de salariĂ©s qui s’interrogent sur leur avenir. Et nous, dĂ©lĂ©guĂ©s FO, nous refusons de rester spectateurs.


Chez Stellantis, les annonces se succĂšdent, mais les projets concrets pour les sites français se font attendre. Mulhouse, Rennes, Hordain
 combien de temps encore allons-nous entendre parler de « rationalisation » sans qu’un seul vĂ©hicule ne soit annoncĂ© pour nos usines ? Le nouveau PDG parle de pertes, mais ce sont les salariĂ©s qui paient l’addition.


Du cĂŽtĂ© de Renault, la stratĂ©gie chinoise soulĂšve des questions lourdes de consĂ©quences. Produire la Twingo en Chine, importer des composants pour la R5
 est-ce cela, le « renouveau » industriel ? Nous ne sommes pas opposĂ©s Ă  l’innovation, mais pas au prix de l’emploi local.


Quant Ă  Iveco, le rachat par Tata Motors est prĂ©sentĂ© comme une opportunitĂ©. Mais nous savons que derriĂšre les promesses d’autonomie se cachent souvent des restructurations. FO sera lĂ  pour veiller, pour alerter, pour agir.


Notre rĂŽle syndical ne se limite pas Ă  rĂ©agir. Nous proposons. Nous demandons que les aides publiques soient conditionnĂ©es Ă  des engagements clairs sur l’emploi et la production en France. Nous exigeons des contre-expertises sur les choix industriels. Et surtout, nous portons la voix de celles et ceux qui font vivre cette industrie au quotidien.


L’automobile europĂ©enne est Ă  la croisĂ©e des chemins. À nous de faire en sorte qu’elle ne prenne pas celui du renoncement.


FO, plus que jamais, au service des salariés.


C. EGLIZEAUD

Entre Dettes Publiques, Acquisitions et Incertitudes Stratégiques

 
La Dette Publique : Un Débat Crucial pour l'Industrie
 
La "question des questions" de cette matinĂ©e a Ă©tĂ©, sans surprise, celle du budget et de la dette publique. L'approche consistant Ă  comparer l'endettement d'un État Ă  celui d'un mĂ©nage a Ă©tĂ© fortement contestĂ©e, soulignant la nĂ©cessitĂ© de "renouveler l'argumentation Ă©conomique". Il a Ă©tĂ© dĂ©noncĂ© les "austĂ©ritophiles" qui, Ă  l'image d'Yves Crozet, estiment que la France est "Ă  l'os" et ne peut plus financer les investissements nĂ©cessaires Ă  la dĂ©carbonation ou aux services publics.
 
Le 29 avril, prĂ©sident de la Cour des comptes dĂ©clarait sur France Info : « La crĂ©dibilitĂ©Ì de la France est entamĂ©e, nous sommes en train de dĂ©river au sein de la zone euro. »
 
Face à cette rhétorique, il a été rappelé que des pays comme le Japon, avec un endettement public bien plus élevé, ne rencontrent pas de problÚmes majeurs grùce à une épargne privée abondante. Le soutien public à l'activité est jugé "nécessaire" pour compenser une demande privée atone, une approche keynésienne qui justifie le déficit public.
 
L’équation macroĂ©conomique des pays europĂ©ens et notamment de la France est de plus en plus complexe pour des raisons qui touchent à la demande, à l’offre et, dĂ©sormais, à l’impĂ©ratif de dĂ©carbonation.
Arguments
La demande des mĂ©nages est en baisse dans plusieurs secteurs pour des raisons conjoncturelles et structurelles, notamment dans les sociĂ©tĂ©s vieillissantes. Le Japon illustre l’importance du soutien public pour Ă©viter la rĂ©cession. Des pays comme l’Allemagne ou la SuĂšde assouplissent leurs rĂšgles budgĂ©taires pour compenser la faiblesse de la demande privĂ©e. En France, la situation est plus complexe : le dĂ©ficit public est dĂ©jĂ  Ă©levĂ© et la balance des paiements dĂ©sĂ©quilibrĂ©e. Les dĂ©penses publiques semblent surtout stimuler les importations, ayant progressĂ© deux fois plus vite que le PIB depuis vingt ans, ce qui interroge leur efficacitĂ© Ă©conomique.
 
Contre-arguments
Si la demande se déplace vers des services que la puissance publique fournit mieux que le privé alors il faut fournir ces services et en financer la production en augmentant les recettes.
 
Si les mĂ©nages Ă©pargnent massivement alors il n’est pas aberrant que l’on taxe davantage les Ă©pargnants et/ou que l’on mobilise leur Ă©pargne pour financer le dĂ©ficit.
Si cela nous conduit au dĂ©ficit extĂ©rieur, c’est en partie parce que nos voisins ne veulent pas stimuler leur demande et que toute l’Europe est construite sur l’idĂ©e qu’il faut ĂȘtre exportateur comme les Allemands ...
 
 
Cependant, la spécificité française réside dans le fait que les dépenses publiques soutiennent souvent les importations, notamment dans l'automobile électrique. Une solution proposée serait de conditionner les aides à l'achat de véhicules à leur production locale, une "optimisation de l'usage des fonds publics".
 
Le syndicat FO a été salué pour sa position historique contre la baisse des impÎts, considérant que "la baisse des impÎts, c'est une affaire qui va plomber la capacité des services publics". La "machine redistributive" n'est pas un parasite mais une "machine productive", et la préférence française pour des services publics forts justifie un niveau de dépense publique plus élevé.
 


Iveco sous Pavillon Indien : Un Pari Risqué ?


L'actualitĂ© majeure de l'Ă©tĂ©, le rachat d'Iveco par Tata Motors, a Ă©tĂ© analysĂ©e avec une prudence teintĂ©e d'espoir. La vente par Exor, la holding de la famille Agnelli, est perçue comme la cession d'un actif peu rentable par un "gestionnaire de portefeuille" plus qu'un industriel. Exor, dont l'intĂ©rĂȘt pour l'automobile se limite Ă  la rentabilitĂ©, n'avait que "peu d'ambition industrielle" pour Iveco.


La question est de savoir si Tata sera meilleur qu'Exor. Le prĂ©cĂ©dent de Jaguar Land Rover (JLR), rachetĂ© par Tata en 2008, est mitigĂ©, avec des "belles annĂ©es" mais une situation actuelle "inquiĂ©tante". Cependant, Tata Motors, Ă©tant un acteur majeur du vĂ©hicule industriel en Inde, a un "intĂ©rĂȘt objectif" pour Iveco, notamment pour ses volumes et sa technologie.


La crainte d'un "risque impĂ©rial", oĂč la technologie indienne supplanterait l'europĂ©enne, est rĂ©elle. Si Tata promet une "autonomie stratĂ©gique" Ă  Iveco, l'expĂ©rience montre que les dĂ©cisions clĂ©s pourraient Ă  terme se prendre en Inde. Les sites français, comme Annonay pour les bus et FPT pour les moteurs, sont particuliĂšrement concernĂ©s. La production de moteurs Euro 6 par FPT pour Tata est un point positif, mais l'Ă©lectrification pourrait changer la donne, avec des solutions indiennes potentiellement plus avancĂ©es.


La vigilance syndicale est de mise, notamment sur les "rationalisations" et le maintien des emplois. La délocalisation du siÚge social en Inde et la réduction des chances de maintenir la R&D en Europe sont des préoccupations majeures. Le marché français, notamment les marchés publics pour les bus, est un levier que les syndicats souhaitent utiliser pour "conditionner les aides" à l'emploi local.

Entre Dettes Publiques, Acquisitions et Incertitudes Stratégiques

Stellantis : Un Géant en plein doute et sans Boussole


La situation de Stellantis a été qualifiée de "particuliÚrement inquiétante". L'arrivée du nouveau PDG, Antonio Filosa, s'est accompagnée d'un diagnostic alarmant : l'entreprise "perd de l'argent", une situation bien pire que ce qui était anticipé. Cette présentation des résultats, potentiellement "manipulée" pour imputer les pertes à la gestion précédente, masque une "dégradation trÚs largement" de la situation.


La perte de parts de marchĂ©, les problĂšmes de qualitĂ© et la dĂ©gradation des valeurs rĂ©siduelles des vĂ©hicules d'occasion plombent durablement l'entreprise. Le rĂ©seau de concessionnaires est confrontĂ© Ă  des stocks massifs et Ă  des difficultĂ©s Ă  vendre, mĂȘme avec des offres agressives.


Le plus préoccupant est l'"immobilisme" stratégique. Stellantis Mulhouse a exprimé son indignation face à l'absence de "vision stratégique" du nouveau PDG, qui "joue avec l'emploi des salariés". Les plans moyen terme sont "caducs" et les sites industriels français, comme Mulhouse, n'ont "aucun projet" de lancement annoncé.

La stratĂ©gie de Stellantis semble se concentrer sur les États-Unis, oĂč les marges sont plus Ă©levĂ©es et les obligations d'Ă©lectrification moins contraignantes. L'Europe est perçue comme "Ă  risque", et la possibilitĂ© d'une "vente par appartement" des actifs europĂ©ens, Ă  l'image de ce qui a Ă©tĂ© fait avec Iveco ou Ferrari, est envisagĂ©e. Une recapitalisation de l'entreprise est jugĂ©e "nĂ©cessaire".


Renault : François Provost, un Choix Interne aux Allures d'Externe


Chez Renault, la nomination de François Provost Ă  la tĂȘte du groupe a Ă©tĂ© analysĂ©e comme un choix de "continuitĂ©" mais avec un "pĂ©digrĂ©e de l'externe". MalgrĂ© un consensus interne en faveur de Le Vot, jugĂ© plus proche des rĂ©alitĂ©s industrielles et de la rĂ©ussite de Dacia, le conseil d'administration a optĂ© pour François Provost, perçu comme "quelqu'un de l'interne qui est capable de faire pire que les gens qui viennent de l'externe".


La principale inquiĂ©tude concerne la stratĂ©gie de François Provost vis-Ă -vis de la Chine et des "contenus locaux". La production de la Twingo en Chine et l'utilisation de moteurs et batteries chinois pour des modĂšles comme la R5 sont des signaux alarmants pour l'emploi en France (ClĂ©on, Douai). François Provost est vu comme celui qui pourrait "brader les intĂ©rĂȘts de la France aux Chinois", ouvrant la voie Ă  une potentielle prise de contrĂŽle par des acteurs comme Geely.


La Voix des Syndicats : Appel Ă  la Vigilance et Ă  l'Action


Face à ces défis, les représentants syndicaux, notamment FO, ont réaffirmé leur rÎle d'alerte. Pour Stellantis, il est "plus grave, docteur, que ce qu'on pensait". Il est crucial de ne pas "contribuer à plomber le cours du titre" mais de "dire que vous avez peur". Une "contre-expertise" des coûts cachés des problÚmes de qualité et de la stratégie de montée en gamme ratée est nécessaire.


La difficultĂ© Ă  ĂȘtre entendu par la presse gĂ©nĂ©raliste, qui semble "tabou" sur la problĂ©matique de l'industrie automobile française, a Ă©tĂ© soulevĂ©e. Un appel Ă  une action plus large, potentiellement intersyndicale, et Ă  interpeller les pouvoirs publics a Ă©tĂ© lancĂ©. La "conditionnalitĂ© des aides" et l'utilisation du marchĂ© français comme levier de nĂ©gociation sont des pistes Ă  explorer.


En conclusion, la réunion a dressé un tableau complexe et préoccupant de l'industrie automobile française et européenne. Si l'acquisition d'Iveco par Tata Motors offre un potentiel de développement, les situations de Stellantis et Renault appellent à une vigilance accrue et à une action forte pour défendre l'emploi et la souveraineté industrielle.

Entre DĂ©clin Historique et Virage Électrique Contraint

L’industrie automobile europĂ©enne, et plus particuliĂšrement française. Au-delĂ  des discussions habituelles, l'intervention d'un expert a dressĂ© un tableau sombre mais lucide, soulignant les erreurs passĂ©es, les illusions rĂ©centes et les impĂ©ratifs stratĂ©giques pour l'avenir. Le dĂ©bat s'est cristallisĂ© autour de la transition vers le vĂ©hicule Ă©lectrique, le bannissement des moteurs thermiques en 2035, et la nĂ©cessitĂ© d'une souverainetĂ© industrielle face Ă  la concurrence mondiale.

Un Passé Lourd de Conséquences : La Décennie Noire de l'Automobile Française


L'analyse a débuté par un rappel douloureux de la période 2005-2015, qualifiée de "descente aux enfers" pour l'industrie automobile française. Alors que la production européenne se maintenait autour de 16 millions de véhicules, la France a vu sa production chuter de 2 millions à 1,5 million d'unités. Cette décroissance s'explique par une délocalisation massive vers des pays à bas salaires comme l'Espagne, l'Europe de l'Est (notamment la Roumanie avec Dacia), la Turquie et le Maroc.

 



L'expert a pointé du doigt la "mise en concurrence des sites" par les constructeurs français, une stratégie qui a systématiquement désavantagé les usines hexagonales. Des exemples frappants ont été cités, comme la production de la Clio, passée de Flins à Bursa (Turquie), ou la délocalisation de la 2008 de Mulhouse vers l'Espagne. Cette décennie a vu la France passer de la deuxiÚme à la sixiÚme place des producteurs automobiles en Europe, derriÚre l'Allemagne, l'Espagne, la Tchéquie, la Slovaquie, la Turquie et le Maroc. Le manque de protectionnisme et une gestion "n'importe comment" de l'élargissement européen ont été identifiés comme des facteurs aggravants.



Le Tournant de 2015 : Dieselgate et l'ImpĂ©ratif Électrique

L'année 2015 a marqué un tournant politique majeur. Le "Dieselgate" a ébranlé la confiance dans les constructeurs, ouvrant la voie à une influence accrue des ONG environnementales sur la politique automobile européenne. Face à des constructeurs perçus comme "menteurs", les politiques ont imposé des objectifs ambitieux de réduction des émissions de CO2, culminant avec le bannissement des véhicules thermiques à l'horizon 2035 (le "BAN").



ParallĂšlement, la Chine a lancĂ© son plan "Made in China 2025", visant le leadership mondial dans l'Ă©lectrique et l'Ă©viction des constructeurs Ă©trangers de son marchĂ© intĂ©rieur. Cette offensive chinoise, perçue comme une menace par les États-Unis, a conduit Ă  un protectionnisme croissant outre-Atlantique, mais l'Europe est restĂ©e "naĂŻve".



La période du Covid-19 (2020-2023) a créé une illusion de prospérité pour les constructeurs. Grùce aux pénuries de composants et au chÎmage partiel, ils ont bénéficié d'un "pricing power" inédit, masquant les problÚmes structurels et la baisse des volumes. Cette période a renforcé l'idée que l'électrique était la voie à suivre, avec des projets de gigafactories et un optimisme généralisé, notamment en France avec l'ambition de devenir un "berceau de l'industrie européenne de l'électrique".
Le "Backlash" de 2024-2025 : Le Retour à la Dure Réalité
La parenthÚse enchantée s'est refermée brutalement en 2024-2025, marquant un "retour à la réalité". Les volumes de vente ne sont pas revenus aux niveaux d'avant-crise, et la "guerre des prix" initiée par Tesla a déstabilisé le marché du véhicule électrique, impactant les valeurs résiduelles et la rentabilité. Le retrait des bonus à l'achat en Allemagne a également freiné les ventes sur le plus grand marché européen.
Les défis de la production de batteries sont apparus au grand jour : taux de rebut élevés, coûts non compétitifs face à la Chine, et incertitudes sur les chimies (NMC vs. LFP). Des entreprises comme Northvolt, autrefois au "septiÚme ciel", se retrouvent en difficulté. Ce "backlash" a alimenté le discours de ceux qui remettent en question la faisabilité du virage électrique, arguant que le client n'en veut pas et que les objectifs sont irréalistes.

 



Quel Avenir pour l'Automobile Européenne ?
 
Face à ce constat, la question centrale est de savoir si l'Europe doit persévérer dans l'électrification ou revenir en arriÚre. L'expert a insisté sur le fait que le retour au thermique n'est "évidemment pas une solution". La solution réside plutÎt dans un soutien public massif et stratégique, conditionné à des contreparties claires.
Il est impératif de :
‱ Soutenir la production locale : Les aides publiques doivent ĂȘtre orientĂ©es vers la fabrication en Europe, et en France, pour inverser la tendance Ă  la dĂ©localisation.
‱ Promouvoir des vĂ©hicules Ă©lectriques abordables : L'industrie doit concevoir des produits adaptĂ©s au pouvoir d'achat des consommateurs, plutĂŽt que de se concentrer uniquement sur le haut de gamme.
‱ Mettre en place un protectionnisme ciblĂ© : À l'image de la Chine et des États-Unis, l'Europe doit protĂ©ger son industrie naissante de la concurrence dĂ©loyale, tout en obligeant les constructeurs Ă  investir et Ă  produire sur le continent.
‱ Planifier Ă  long terme : Contrairement Ă  l'approche actuelle oĂč "chacun navigue comme il veut", une planification claire et des objectifs conditionnĂ©s sont nĂ©cessaires pour assurer la compĂ©titivitĂ© de l'industrie europĂ©enne.
 
Depuis la crise du Covid, la forte inflation est la principale cause de la chute du marché des voitures neuves. Les voitures électriques restent critiquées pour leurs prix élevés.
 
En 2024, les voitures Ă©lectriques sont les plus chĂšres, avec un prix moyen de 42 930 € (+3,7 % sur un an).
 
‱ Les hybrides suivent Ă  41 043 € (en lĂ©gĂšre baisse de 1,6 %), malgrĂ© de bons chiffres d’immatriculation.
‱ Les voitures essence sont plus abordables, à 26 774 € en moyenne, en baisse de 4,3 %.
‱ Les diesels, en voie de disparition, voient leur prix moyen grimper de 5,1 % à 39 761 €.
‱ En rĂ©sumĂ© :
‱ Les Ă©lectriques restent les plus chĂšres, les hybrides se maintiennent, l’essence devient plus accessible, et le diesel, bien que dĂ©clinant, augmente encore en prix.
 
L'industrie automobile européenne est à un carrefour. Le succÚs de la transition électrique dépendra non seulement de la capacité des constructeurs à innover, mais aussi et surtout d'une volonté politique forte et cohérente, capable de soutenir l'emploi, la production locale et la souveraineté technologique face aux géants mondiaux. Sans une telle stratégie, le déclin amorcé il y a deux décennies pourrait bien s'accélérer, laissant l'Europe à la traßne dans la course à l'automobile de demain.


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